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Les enfants du Levant
En août 1850, une loi visant à régler les principes de détention des mineurs est votée.
Désormais, les enfants abandonnés, orphelins et petits délinquants seront envoyés dans des colonies agricoles pénitentiaires jusqu’à l’âge de 20 ans selon la gravité des faits qui leur sont reprochés… En février 1861, une soixantaine de mineurs – dont les plus jeunes n’ont pas 6 ans – sortent de la prison de la Roquette à Paris et prennent la direction de la colonie agricole pénitentiaire de Sainte-Anne de l’île du Levant. Ils seront les premiers pensionnaires de cette colonie qui se transformera en véritable bagne. Les conditions de vie ineptes, la malnutrition, les sévices sexuels et la maladie faisant des ravages, une centaine d’enfants, dont quatre avaient moins de dix ans trouveront la mort. Aujourd’hui, sur l’île devenue base militaire, une stèle rappelle leur histoire.
Par le
DISTRIBUTION

Isabelle ABOULKER
Musique

Christian EYMERY
Livret, paroles et mise en scène

Didier grojsman
Direction artistique et musicale
Miryam hervé-gil
Chorégraphie

Claire Belloc
Décors et costumes

Isabelle Pasquier
Assistante décors et costumes

Marie-hélène pinon
Lumières

Christian roux
Son
Jérôme gasselin
Son
musiciens

Bruno PERBOST
Piano

Romain Senac
Violon

Vincent dormieu
Alto

JEan Taverne
Violoncelle

Bernard lanaspèze
Contrebasse

bastien pelat
Flûte

Sandrine bronchain
Clarinette

Christophe Rocher
Clarinette
Éric Louis
Trombone

Anne cavillon
Cor

Bruno krattli
Trompette

Régis Roy
Basson
Stéphane David
Percussions
Dans les rôles d’adultes

Jean-michel ankoua
geoffroy barbier
jean-claude fernandez
quentin lab
jean-pierre poisson

muriel souty
En images
Autour du spectacle
Du livre à l’opéra
Claude Gritti, originaire du Lavandou dans le Sud de la France, s’est pris de passion pour l’écriture et la recherche documentaire.
En menant un énorme travail toponymique sur les calanques des îles d’Or, il fait une extraordinaire découverte : les preuves de l’existence de la colonie agricole Sainte-Anne, sur l’île du Levant, de 1861 à 1878, le cimetière du bagne. Une centaine de jeunes forçats y reposent.
Durant 14 ans, l’ex-garagiste a collecté des centaines de documents, des rapports de l’administration pénitentiaire, des lettres des forçats à leur famille, des copies des tableaux de punitions, des extraits d’état civil des quatre-vingt-dix-neuf victimes de la colonie. Cette masse inédite a donné vie à un livre poignant, Les enfants de l’île du Levant (publié par Jean-Claude Lattès – 1999), son premier roman.
En découvrant le roman, Christian Eymery n’imaginait évidemment pas qu’un bagne pour enfants existait non loin de l’endroit où il avait vécu toute son enfance. Devant un sujet aussi fort, poignant, et passionnant, il décide d’écrire une adaptation.
Après 150 ans de silence sur cette justice du XIXe siècle, un opéra (musique Isabelle Aboulker) interprété par les 40 enfants du CRÉA sera créé en octobre 2001 et repris dans une nouvelle production en octobre 2013. Un CD édité aux Editions Frémeaux et Associés raconté par Claude Brasseur a été enregistré en 2003.
MENTIONS
- Une commande du CRÉA, création au Théâtre et Cinéma Jacques Prévert d’Aulnay-sous-Bois en octobre 2001, reprise au Palais Neptune de Toulon en décembre 2002.
- Coproduction CRÉA / Théâtre et Cinéma Jacques Prévert d’Aulnay-sous-Bois avec le soutien du Fond de Création Lyrique et la société Dushow.








