2018

Élémentaire, mon cher !

Londres se réveille. Dans la nuit, un tueur en série a frappé pour la troisième fois. Chaque victime a été tuée de façon différente. Seul point commun : un signe mystérieux peint en rouge sur les lieux des crimes. L’Inspecteur Lestrade et Scotland Yard n’ont aucune piste… De son côté, Sherlock Holmes souffre d’inactivité et d’ennui. Ni cette histoire de meurtres, ni le cas des bijoux volés pendant l’exposition « Splendeurs des Maharajahs » au British Museum ne lui suffisent comme distraction cérébrale. Bientôt le tueur frappe pour la quatrième fois et voilà que l’assassin tombe tout cuit entre les mains de l’Inspecteur Lestrade. Mais est-ce le vrai tueur ? Sherlock n’en est pas convaincu ! Car cette fois-ci, il n’y a aucun cadavre…

Distribution

Livret et paroles : Alyssa Landry – Musique : Thierry Boulanger
40 interprètes du Chœur de Scène – Direction artistique et musicale: Didier Grojsman
Assistante : Sandra Monlouis – Mise en scène : Jean-Michel Fournereau – Chorégraphie : Anne-Marie Gros – Scénographe : Antoine Milian – Assistante : Laeticia Calzetta – Costumes : Isabelle Pasquier – Assistante : Alice Laforge – Lumières : Gilles Fournereau – Son : Laurent Dujarric
Ensemble instrumental : Piano : Bruno Perbost – Flûte, saxophone : Hervé Meschinet – Roland Seilhes (Bastille) – Clarinette : Clément Caratini – Cor : Eric Karcher  – Violon : Christophe Bruckert – Violoncelle : Florence Hennequin – Percussions : Franck Steckar, Yves Balaguer (Bastille)

Photos

Photos : © Philippe Ferré, Roger Jacquet, José Tomas

Note d’intention de l’auteure

Sherlock Holmes… rien que le nom nous plonge dans le Londres brumeux du 19ème siècle. On se retrouve projeté au cœur de la capitale de l’Empire Britannique avec ses rues pavées, son brouillard, et ses mystères que seul le plus grand détective du monde est capable d’élucider… J’avais 15 ans quand j’ai découvert les histoires de Sir Conan Doyle pour la première fois et je les ai dévorées. C’est toute la découverte de l’art de la déduction, le goût de l’aventure, la fascination pour l’exotisme et le plaisir d’une histoire policière bien ficelée que je souhaite partager avec les jeunes artistes du CRÉA et leur public, le tout ancré dans un contexte historique bien particulier, celui de la Grande Bretagne coloniale à l’ère victorienne. Les histoires de Sherlock Holmes sont souvent linéaires et suivent un schéma précis : meurtre, enquête, arrestation du coupable, explication… J’ai voulu rendre la narration plus contemporaine en ajoutant quelques revirements de situation et je me suis librement inspirée de deux histoires :  » Le Signe des Quatre « , dont l’intrigue s’appuie sur l’Inde coloniale, un trésor volé et un pacte secret entre quatre bagnards, et  » l’Entrepreneur de Norwood « , où l’inspecteur Lestrade de Scotland Yard et Sherlock Holmes ne sont pas d’accord sur la culpabilité d’un jeune notaire accusé de meurtre. C’est un beau défi que me propose le CRÉA et Didier Grojsman avec cette commande. Les dialogues doivent être crédibles, tout en s’adaptant au fait que les jeunes vont jouer des rôles d’adultes. Les paroles des chansons, dans la grande tradition des comédies musicales anglo-saxonnes, doivent faire avancer l’histoire. L’intrigue doit être complexe pour correspondre au goût plus sophistiqué des spectateurs modernes, et en même temps suffisamment limpide pour qu’un jeune public, ainsi que les artistes, puissent le comprendre. Le tout en restant fidèle à l’univers merveilleux de Sherlock avec son ingéniosité, son sens du déguisement, et ses méthodes d’investigation bien à lui. « The game is afoot ! » Une pipe, une loupe, un chapeau de chasseur et c’est parti !
Alyssa Landry

Note d’intention du metteur en scène

Pour mettre en scène ces nouvelles aventures de Sherlock Holmes imaginées par Alyssa Landry, nous proposerons d’utiliser, au théâtre, ce que le cinéma appelle une « caméra subjective », c’est à dire de suivre le détective et les autres personnages au travers du regard de deux enfants…
Dans un lieu unique, qui évoquerait la salle de lecture d’une grande et ancienne bibliothèque anglaise, avec ses hauts rayonnages de livres, ses boiseries, ses belles lampes et ses longues tables, un enfant, passionné par le célèbre détective, partage ses découvertes de lecture avec un autre enfant… Le spectateur entre alors dans l’imaginaire des deux petits complices et voit, au fil de leur lecture, la bibliothèque se transformer, et des personnages du London fin XIXe apparaitre au milieu de leur époque contemporaine… Des trappes s’ouvrent laissant surgir des gamins des rues, vendeurs de journaux, une des grandes tables devient un bout de rue où s’avancent quelques policiers de Scotland Yard en uniforme (déambulant entre les lampes de lecture!) … L’enfant, dans sa fantaisie, transforme l’un des professeurs du lieu en Sherlock …
C’est donc un décor à transformation, riche en fausses portes, trappes, objets transformables, qui sera étudié avec le scénographe. Et le spectateur pourra s’amuser de voir des personnages de deux époques jouer simultanément dans un même lieu… Deux images superposées, apportant des situations drôles et décalées, ou des images surréalistes et poétiques. Une manière de rappeler, avec cette atmosphère fantastique, que Conan Doyle a été un grand admirateur des récits d’Edgar Allan Poe, et un amateur curieux de spiritisme…
Un soin tout particulier sera donné pour guider et aider les enfants acteurs à interpréter, non seulement des adultes, mais des personnages hauts en couleur, des « caractères » comme les affectionne le créateur du célèbre détective: on pourra par exemple étudier les caricatures de Daumier ou les tableaux du peintre allemand Spitzweg, penser aux grands acteurs de composition, comme le très british Alec Guiness qui incarne huit personnages dans Noblesse oblige. Il sera aussi intéressant de s’éloigner des premiers dessins de Sidney Paget, qui avait illustré et donné l’image que chacun connait du détective – et que Conan Doyle n’aimait pas – pour proposer un Holmes un peu différent…
Enfin, avec la chorégraphe, tout en nous inspirant des codes et du style des musicals anglo-saxons, nous tenterons, par nos images surréalistes et décalées, de nous éloigner un peu des grands classiques – comme Oliver Twist ou Bugsy Malone (où là aussi des enfants jouent des adultes) – pour un univers mêlant humour et fantastique, proche parfois du burlesque de Chaplin ou empruntant un peu à la folie décalée des Monthy Python…
Jean-Michel Fournereau

Création, reprises

THÉÂTRE JACQUES PRÉVERT – AULNAY-SOUS-BOIS
5 au 11 OCTOBRE 2018
– Tout public : Ven 5, sam 6 à 20h30 – Dim 7 à 16h
– Scolaires : Mar 9 et jeu 11 à 14h30

OPÉRA DE PARIS – AMPHITHÉÂTRE BASTILLE
21 au 26 JANVIER 2019
– Tout public : Mardi 22 et Ven 25 à 20h, Sam 26 à 15h
– Scolaires : Lun 21 et jeudi 24 à 14h
REPRÉSENTATIONS COMPLÈTES

Mentions

Coproduction CRÉA – Théâtre Jacques Prévert d’Aulnay-sous-Bois
avec le soutien du Fonds de Création Lyrique, de la Spedidam et de la société Dushow.